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19.09.2006
Divers Documents (courriers Prefet et Sous Prefet)
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La une du JIR « Le journal de l’île de la Réunion »
Faîtes comme nos deux amis, venez nous rejoindre à la plage de la Souris-Chaude pour pratiquer le naturisme. Être nu c’est être en harmonie avec la nature.
LA SOURIS-CHAUDE :
SURFEURS ET NUDISTES S’INQUIETENT DE LA MONTEE DE L’INSECURITE
CRISE SUR LA PLAGE
LE JIR (1ère partie)
Le journal de l’île de la réunion familièrement dénommé le JIR a le lundi 17 avril 2006 fait sa une sur le naturisme à la Souris-Chaude et concocté une page entière de cette même édition sur ce sujet. Nous avons volontairement reproduit cet article en 2 parties.
Rien ne va plus du côté de la plage de la Souris-Chaude, où aucun terrain d’entente ne semble pouvoir être trouvé entre les nudistes, les surfeurs et la mairie. Comble : les gendarmes de Trois-Bassins, dont la dernière descente remonte à vendredi, s’en prennent aux naturistes alors que les pervers qui continuent de roder ne sont pas le moins du monde inquiétés.
Ce qui se passe à la Souris-Chaude est tellement étrange qu’on pourrait presque en rire. En réalité, malgré un scénario qui fait penser à une mauvaise comédie, la situation autour du spot de Trois-Bassins et de la plage de la Souris-Chaude ne fait que s’enliser. La faute à une incompréhension de plus en plus évidente entre les usagers du spot et ceux de la plage où les nudistes ne peuvent même plus trouver un havre discret. En fait, tout part d’une même indignation, celle de voir quotidiennement des hommes tout à fait étrangers à ces deux communautés, surpris à se masturber au vu et au su de tous. « Quand vous voyez une gamine de 12 ans revenir avec du sperme sur ses vêtements parce qu’un pervers s’est excité sur elle, vous vous dites qu’il y a quelque chose qui ne va pas », s’indigne Roland, le patron du camion bar.
« NUDISME INTERDIT »
Résultat de cette indignation : Roland, comme beaucoup d’usagers du spot, s’est rangé du côté de ceux qui réclament le départ des nudistes et c’est lui qui, chaque matin et chaque soir, sort et rentre le panneau où l’on peut lire « nudisme interdit ». « Je n’ai rien contre les nudistes qui sont des gens gentils, mais ils attirent des maniaques sexuels qui sont potentiellement dangereux », déplore Roland. Ce à quoi les nudistes répliquent par l’intermédiaire d’Alain Boutet, le président du collectif SOS naturistes : « Nous sommes les premières victimes de ces voyeurs qui viennent troubler nos instant de détente sur la plage. »
En effet, il ne faut pas pratiquer l’amalgame entre les naturistes et les pervers. Un rapide tour sur la plage permet de s’en rendre compte. Les uns sont simplement nus, décontractés, hommes et femmes confondus, comme sur certaines plages de métropole, quand les autres se baladent tout habillés, la main dans le pantalon, sans qu’on puisse se méprendre sur leur présence. Certains n’hésitent pas à s’asseoir non loin d’un couple et à sortir leur outillage… Une scène devenue aujourd’hui quotidienne sur la plage de la Souris-Chaude. « Ça fait plus de quinze ans que je pratique le naturisme ici et je n’ai jamais vu ça », témoigne René. « La dernière fois, un couple de jeune touriste bronzait tranquillement, ils avaient leurs maillots de bain et rapidement ils se sont retrouvés entourés par six ou sept gars qui se masturbaient en regardant la jeune femme et ce sont les naturistes qui sont intervenus pour les sortir de là », poursuit-il. Ainsi, contrairement à la mairie de Trois-Bassins, les naturistes pensent que « maintenant les pervers ont pris l’habitude de venir ici et ils continueront même si les nudistes partent ». En attendant, il semble bien que les délinquants sexuels puissent agir en toute impunité à la Souris-Chaude.
(à suivre)
(Suite et fin)
Le JIR (2ème partie)
ON NE DOIT PAS SE LAISSER FAIRE
« On est obligé de lutter nous-mêmes contre ces malade. Quand j’en prends un en flagrant délit, je ne réfléchis plus je fonce dans le tas. Je ne suis pas toujours très rassuré, mais on ne doit pas se laisser faire », explique Roland. Du côté des nudistes, on craint d’appeler la gendarmerie. « Les gendarmes ne s’en prennent qu’aux naturistes parce qu’ils sont nus, les mateurs ont largement le temps de reprendre une position convenable avant l’arrivée des forces de l’ordre, et ce sont les naturistes qui se font verbaliser », précise Alain Boutet.
Pas plus tard que vendredi dernier, les gendarmes ont effectué une descente sur la plage, verbalisant les nudistes et leur enjoignant à se vêtir. Le collectif SOS naturistes a donc apposé des étiquettes un peu partout sur les rochers, où il demande aux nudistes de l’alerter en cas de présence policière sur la plage.
Petit à petit, la paranoïa s’installe et les naturistes parlent d’ « appât humains » et de « rabattage humain » pour évoquer les méthodes d’investigation des gendarmes. « Ça arrange le maire de laisser se répandre l’amalgame entre les naturistes et les pervers, ainsi il compte débarrasser la plage des nudistes », expliquent certains habitués qui pestent contre un premier magistrat « nudophobe et homophobe ».
Au camion bar, on constate aussi que « rien n’est fait pour améliorer la situation, les quelques passages des gendarmes ne suffisent pas à décourager les pervers ». Pour beaucoup, il faut maintenant faire preuve de sévérité, quitte à « demander aux nudistes de partir pour assainir le site ».
SEVERITE
Les naturistes revendiquent, eux, le droit de pouvoir profiter de cette plage en toute sécurité et proclament : « la Souris-Chaude sera notre Tien anmen ». Pourtant, certains ont déjà jeté l’éponge et se déplacent vers d’autres sites plus au Sud. Le collectif, lui, envisage de demander officiellement la légalisation du naturisme sur une portion de plage restant à définir. Pour le moment, il semble en tout cas que le maire de Trois-Bassins ait mis plus de zèle à faire appliquer l’arrêté municipal interdisant le nudisme que les dispositions du code pénal relatives à la délinquance sexuelle.
Résultat le climat se tend entre surfeurs et naturistes, les premiers jugeant les seconds responsables de la situation, et pendant ce temps les pervers continuent à s’exhiber en toute tranquillité. Il est sans doute temps de réunir tout le monde autour d’une table pour tenter de régler les problèmes de sécurité sur cette portion de littoral, avant qu’un drame ne survienne.
Adrien Lecomte
04:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le panneau de l’intolérance Réunionnaise.
Un panneau anti-naturiste est déposé le matin en bordure d’un des chemins menant à la plage naturiste de la Souris-Chaude. Cette sale besogne est exécutée par des adeptes d’une police parallèle dont le siège est un camion bar. Les individus membres de cette police illégale sont des débiteurs de boissons alcoolisées.
A la Réunion, la commune de Trois-Bassins est devenue la capitale de l’intolérance. Ou passe le maire de Trois-Bassins le tourisme naturisme trépasse. Touristes nous aider c’est vous aider. Transmettez ce texte aux communes qui forment le T.C.O. (territoire de la côte ouest de la Réunion).
Trois-Bassins 3b@wanadoo.fr
Saint-Paul mairie@mairie-saintpaul.fr
La Possession communication@ville-lapossession.fr
Saint-Leu secretariat@mairie-saintleu.fr
Le Port mairie@ville-port.re
Également à : courrier@reunion.pref.gouv.fr
Sous-prefecture-de-stpaul@reunion.pref.gouv.fr
Demander à ces institutions d’œuvrer pour que ce termine les chasses à l’homme sur la plage naturiste de la Souris-Chaude.
Alain Boutet.
sosnaturiste@yahoo.fr
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